Les cérémonies au Maroc se déroulent publiquement et attachent toute son importante à l'aspect rituel. Les âges de la vie et chaque étape de passage sont marqués par des rites religieux et profanes. A la naissance, le premier mot que l'on murmure à l'oreille du nouveau-né est Dieu (ou Allah). L'enfant est baptisé sept jours plus tard. En général, à l'âge de 4 ans, on lui donne sa première leçon d'éducation religieuse, en attendant qu'il fasse régulièrement sa prière à partir de 7 ans. Avant cet âge, le garçon doit être circoncis.
Comme le baptême ou la circoncision. le mariage est une cérémonie qui marque ce rite de passage dans le développement de la personne.
Nous unir devant Dieu, selon la religion et les rites. La préparation n’est pas si aisée quand on doit suivre un cérémonial très protocolaire, auquel tous les marocains s‘y plient avec une très bonne volonté.
Noces, fiançailles ou conclusion de l’acte de mariage…tout commence par une demande et promesse– qui se concluent au domicile des parents de la jeune fille. C'est le père ou le tuteur qui donnera sa fille, avec le consentement de cette dernière - aux mains de son futur gendre.
Le premier rite (dans l’ensemble du rituel) commence par la Fatiha (première sourate du coran) qui sera lue par l'Imam de la mosquée voisine, un fqih et par l’assistance. Elle conclue que les familles se sont accordées.
Cette lecture de la Fatiha est un rite cultuel revêtant une dimension sacrée. Elle produit un effet dont la source est Dieu, qui donne sa grâce. Le mariage commence par ce sacrement lié au consentement entre deux personnes, entre deux familles. 3ala Sonati Allah Wa Rasoulih, les fiançailles sont conclues.
Le sacrement du mariage étant la lecture de la Fatiha, le mariage a ainsi au départ une signification magique puissamment mise en relief tout au long d’un cérémonial pour aussi rendre l'union sûre, prospère et heureuse. Le brûle-parfum ou encensoir (mbakhra) est toujours de mise dans ces occasions. Le mbakhra (de bakhar : exhaler une vapeur, une fumée, une odeur) est un récipient sphérique en cuivre doré ajouré, muni d’un couvercle fixé solidairement par un pied à un plateau ouvragé reposant lui-même sur trois courts pieds. On y fait brûler de l’encens (bkhur) de bois de santal (‘ud) lors de chaque événement rituel.
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